dimanche 18 mars 2012
PARCOURS DE SA VIE MILITAIRE
Monod Philippe est né a Jérémie, capitale de la Grande Anse des œuvres de Monsieur Emile Philippe et de son épouse Lise Vincent le 18 octobre 1930, il était le second ne du couple dont l’ainée était Bibiane. Monod débuta ses études classiques a Jérémie qu’il termina à Port-au-Prince avant de prendre le chemin de l’Académie militaire en 1952 pour devenir officier des Forces Armées d’Haïti. En ce temps-là, l’institution FAD’H avait une renommée extraordinaire, n’y rentrait pas qui voulait, il fallait passer une batterie d’examens et des tests de tous genres avant d’y avoir accès. Il fut parmi les meilleurs de sa promotion et eut une carrière fulgurante au sein des Forces armées.
Principales fonctions occupées par le Colonel Monod PHILIPPE
1952 à 1954 : Cadet à l’Académie Militaire
1954 à 1966 : Du Grade de Sous-Lieutenant au Grade de Major
- Instructeur aux Casernes Dessalines (École des recrues)
- Aide de camp au Palais National
- Commandant du Sous-district de Saltrou
- Officier de service au Grand Quartier Général
- Commandant du Sous-district de Nan Bannan-n
- Commandant du Sous-district de Pétion-Ville
- Commandant du District de Fort Dimanche
- Chef des biens des FAD’H
- Commandant de la 4eme Compagnie
- Quartier maître au Camp d’Application
- Commandant du Corps des Pompiers
- Directeur de l’Académie Militaire
- Commandant du Pénitencier national
1966 : Major Inspecteur aux Cayes
1966 : Major inspecteur aux Gonaïves
1969 : Promu au Grade de Lieutenant-colonel aux Gonaïves
1969 à 1971 : Inspecteur aux Gonaïves
1971 : Promu au Grade de Colonel et transféré au Grand Quartier Général
1971 à 1983: G-2 au Grand Quartier Général
« « « « « « Inspecteur Général des FAD’H
1983 : Mis à la retraite
Monod Philippe fut un officier exemplaire des Forces Armées d’Haïti (FAD’H), un officier haïtien qui a représenté avec fierté son pays dans de nombreuses compétitions de tirs, remportant des médailles d’or, d’argent et de bronze.
Colonel Monod Philippe était un des meilleurs tireurs d’Haïti, des Caraïbes et d’Amérique du Nord et de Latine.
En 1960 et Capitaine, il faisait partie de l’équipe de tireurs des FADH avec le Lt. François Benoit (entre autres : médaille d’or de Tir débout), Caporal Pompée, Caporal Abanej, Lt. Col. René Léon, Lt. Claude Edeline et Lt. Guy Marcel. Les membres de cette équipe ont rapporté plusieurs médailles d’or, d’argent et de bronze pour leur pays.
Mention spéciale
Capitaine de l’équipe de tir aux FAD’H
Nombre de médailles gagnées : 4
Fonctions civiles occupées
1- Conseiller à la mairie de Port-au-Prince
2- Directeur du S.M.C.R.S
3- Chef de Sécurité à l’APN
4- Consultant au Ministère de l’Intérieur
Il a bien servi son pays, mais il a aussi été un bon chef de famille. Père de neuf (9) il a su faire face à son devoir en permettant à chacun d’eux de réussir leur propre vie et de fonder leur propre famille. Ainsi à sa mort, le Colonel Monod Philippe comptait 23 petits-enfants et un arrière-petit-fils, il a bien rempli sa mission et il peut partir tranquille, fier et serein.
Funerailles du 17 Mars 2012
EULOGIE A L’OCCASION DES FUNÉRAILLES DU COLONEL MONOD PHILIPPE PAR SON BEAU-FILS ANTHONY DESSOURCES
Parents et amis éplorés,
Le dimanche 11 mars 2012, à 11h30 du matin, un mapou est tombé. Il s’appelait MONOD PHILIPPE, un être exceptionnel, un grand Homme, un patriote de haut rang, une légende et tout ceci nous l’affirmons en connaissance de cause.
Mesdames, Messieurs,
C’est une charge extrêmement lourde que la famille m’a confiée de prendre la parole en cette occasion ou nous sommes réunis, parents, amis, admirateurs, pour saluer le départ de ce grand homme vers la maison du père, parce que et l’émotion du moment, et d’avoir à parler d’un tel homme rendent la tâche difficile. Et de fait, ce que j’aurai à dire ne représentera certainement qu’une parcelle du parcours de cet homme qui a eu une vie bien remplie, de cet homme qui a mené le bon combat, toutefois je peux vous donner la garantie que les paroles qui sortiront de ma bouche constitueront le témoignage d’un beau fils qui a vécu dans l’intimité d’un beau-père, je parlerai en toute franchise et en toute honnêteté, sans fard. Je vous parlerai de Monod Philippe en quatre dimensions : le fils, le père, le militaire, l’homme.
Monod, le fils : je témoigne ici au nom de grand-mère Lise, la maman de Monod, centenaire (bientôt 104 ans) et encore bien vivante ; rare mère n’a eu de fils aussi attentionnée, respectueux, affectif, aimant, que l’ait été Monod ; j’ai été témoin de cette relation mère-fils exceptionnelle presqu’a l’image de manman Marie avec son fils. Je crois que l’un portait l’autre, l’un supportait l’autre, la souffrance de l’un était la souffrance de l’autre. J’atteste que Monod exprimait en permanence son amour, son affection a sa mère sans grandes effusions, sans embrassades, mais plutôt par de petits gestes, des marques d’attention subtiles qui pouvaient échapper a ceux qui ne leur étaient pas proches. Cet amour de Monod pour sa mère le rendait même vulnérable tant il était sensible a tout ce qui la concernait et un jour le grand Monod Philippe, le militaire sans peur et sans reproche, le tireur d’élite aux nerfs d’acier est littéralement tombé en syncope pour avoir vu sa mère perdre un petit peu de sang lors d’une consultation médicale. Je vous en parle ce matin parce que beaucoup de gens n’ont pas connu ces aspects particuliers de la vie du légendaire Monod Philippe à qui nous rendons hommage ce matin.
Monod le père : il était père de neuf enfants, sept filles et deux garçons; plus que le nom Monod leur a transmis un tempérament fort, un caractère d’acier qui pourraient faire dire d’eux comme l’autre « pitit tig se tig », car c’est ce génotype qui permet de reconnaître à coup sûr un fruit de ses relations amoureuses. Cette marque caractéristique se manifeste par une volonté de dominer, d’être le leader, disons tout simplement d’être le chef, quoi ! Je ne sais pas ce qu’en pensent Bernard, Andy, Marc Arthur, Roland et Hervé, les époux respectifs de Mona, Babeth, Rachel, Muriel et Patricia, mais moi je peux affirmer que « joumou pa donnen kalbas » puisque, en ce qui me concerne, quoique je sois tombé sur la plus fluette, elle n’a fait que confirmer le dicton « pi piti pired ». Heureusement que le père à l’instar de son père, papa Milo, tenait à ce que tous ses enfants fréquentent les meilleurs établissements scolaires (particulièrement les écoles congréganistes) du pays, provoquant ainsi un certain phénotype qui est venu quelque peu atténué les effets du génotype, car en fin de compte, vivre avec une fille du colonel Philippe c’est vivre sous une douce dictature. Commandant, vous pouvez partir tranquille, vous avez bien rempli votre devoir de père, maintenant c’est à nous de transmettre le flambeau à nos progénitures pour que vous puissiez continuer à vivre à travers eux.
Monod le militaire : c’est là que commence la légende dans l’histoire de la vie du Colonel Philippe et c’est là que je ne veux pas trop m’aventurer, car dépendamment du moment ou du lieu que l’on pouvait se trouver il était tantôt le tireur d’élite que personne ne pouvait égaler, celui qui pouvait lancer une pièce de 50 centimes en l’air et arriver à l’atteindre par les balles de son arme plusieurs fois avant qu’elle ne touche le sol ; celui qui avait osé dire au président François Duvalier, lors de la tentative « d’assassinat » de Jean Claude que s’il était le tireur, certainement il n’aurait pas raté son fils ; il était aussi celui qui avait un don d’ubiquité parce qu’il pouvait être de service à son poste et en même temps faire la fête dans un night-club ou jouant au casino. Je ne fais que répéter ce que j’ai à maintes reprises entendu et j’en reste là.
L’homme : alors là, il y aurait beaucoup à dire, mais je commencerai par rappeler qu’il fut un humaniste, il avait foi en l’être humain et il faisait confiance aux autres, il était toujours disponible à aider les autres, il plaçait l’être humain au centre de ses préoccupations, c’est ce qui peut expliquer d’ailleurs sa grande générosité, C’était un homme extrêmement généreux dont les largesses n’avaient pas de bornes, et il donnait toujours sans compter, sans rien attendre en retour. Oh ils sont nombreux ceux qui ont pu bénéficier de la générosité de Monod Philippe et les démunis en particulier avaient sa préférence. Ce qui fait la grandeur de cet homme c’est son détachement vis-à-vis des richesses, des biens de la terre et ses relations avec les autres se basaient sur des valeurs sures comme l’amitié et la sincérité. Ainsi, tout au cours de sa courte maladie, l’esprit du colonel planait déjà haut dans une autre dimension, il n’accordait de l’importance qu’a ses proches qui l’entouraient, les choses matérielles n’avaient aucune emprise sur lui, et une grande sérénité émanait de tout son être. Je voudrais dire à vous tous ici présents aujourd’hui en cette église pour rendre un dernier hommage au colonel Monod Philippe, je voudrais vous dire qu’il est parti avec toute sa dignité d’homme, il est parti j’aillais dire… debout.
Monod Philippe fut aussi un séducteur, c’était inné et il le savait, mais il s’est toujours défendu d’avoir abusé de ce don allant jusqu’à dire que dans certains cas, ce sont les femmes qui venaient vers lui. C’est un chapitre un peu délicat et sur lequel je ne voudrais faire aucun développement.
J’ai rencontré le colonel Monod Philippe pour la première fois un jour de septembre de l’année 1977, le jour où ma jeune épouse, après notre mariage à New York, voulait me présenter a son père. Je ne m’étendrai pas sur les détails de cette rencontre, mais je peux vous confier que j’ai tremblé un peu au début, mais bien vite l’ogre dont on m’avait parlé s’est révélé d’une courtoisie si renversante à mon endroit que j’ai bien vite retrouvé tous mes sens et depuis mes relations avec mon beau père se sont développées, avec beaucoup d’affection, sous le signe du respect de l’un pour l’autre et ceci jusque dans les choix idéologiques. Il a servi la république sous le régime des Duvalier père et fils et moi j’ai travaillé avec les présidents Préval et Aristide. Il nous arrivait souvent de parler de politique, mais c’était toujours sous l’angle des meilleures stratégies et actions à entreprendre pour l’avancement du pays, nous n’avons jamais eu à polémiquer, ce n’était pas pour nous l’essentiel.
Voilà en peu de mots une présentation de cet homme allongé dans ce cercueil, de ce citoyen exceptionnel, ce patriote intégral, cet homme de courage et de devoir, certes je n’ai fait qu’un bref survol de l’existence terrestre du colonel Philippe, mais j’ai voulu surtout mettre en évidence des facettes méconnues ou peu connues de lui.
Mesdames, messieurs
Au nom de toute la famille, particulièrement au nom de sa mère, au nom de tous ses enfants, de sa sœur, Bibiane, de sa fidèle compagne Adèle, j’adresse mes plus vifs remerciements à vous tous ici présents ce matin qui êtes venus rendre hommage au défunt mais aussi nous apporter votre réconfort ; nous remercions aussi tous ceux-là qui d’une façon ou une autre ont exprimé leur solidarité a la famille, qu’ils trouvent ici l’expression de notre reconnaissance.
Quant à toi papy Monod, granpa Monod, tonton Monod, Monod mon frère, Monod chéri, Commandant, pars en paix car tu as mené le bon combat, repose en paix dans l’autre monde ou tu vas en attendant que nous venions te retrouver. Que Dieu veuille bien te faire une place dans son royaume. Tu vas beaucoup nous manquer, tu vas me manquer. Que la terre te soit légère.
THONY
mercredi 14 mars 2012
ANNONCE DE DECES
Décès du Colonel Monod Philippe Haïti: Pax Villa annonce le décès du Colonel Monod Philippe, survenu à l'hôpital du Canapé-Vert, le dimanche 11 mars 2012. En cette pénible circonstance, Pax Villa et Le Nouvelliste présentent leurs condoléances à: sa mère: Mme Lise Vincent Philippe; ses enfants: Dr. Mona Mercier née Philippe et son époux M. Bernard Mercier; Dr. Elizabeth Philippe et son époux Dr. André Vulcain, Mme Rachel Brezault née Philippe et son époux M. Marc Arthur Brezault, Mme Muriel Bouchereau née Philippe et son époux M. Roland Bouchereau, Dr. Patricia Supplice née Philippe et son époux M. Herve Supplice, Mme Sabine Philippe, M. Charles Philippe et son épouse Rachel Caplin Philippe, M. et Mme Donald St Aubain, Mme Kethlyne Lundi et son époux Agronome Anthony Dessources; ses sœurs :Mme Bibiane Titus née Philippe et son époux Dr. Rolin Titus, Mme Colette Pierre et famille; à ses frères : M. Robert Paul et famille, M. Alphonse Pierre et famille; son neveu Philippe Titus et ses nièces Jude et Kayla Titus. Madame Adèle Saliba, sa fidèle compagne et famille; ses petits-enfants: Michael, Bertrand, Raphael, Jean-Marc, Jean-Sébastien, Olivier, Coralie, Arielle, Gaëlle, Jonathan, Rafaël, Gabriel, Noah, Suky, Deandre, Nicole, Donald Junior, Christian, Jihan, Francis, Emmanuelle, Thodleen, Kethonia; son arrière petit-fils : Michael Anthony Nos condoléances vont également à ses cousins et cousines: Mme Edith St Pierre et famille; Mme Carole St Pierre et son époux Dr. Yves Manigat et famille; Mme Ginette Glaude née Vincent et son époux M. Pierre Glaude et famille; Georges, Kethly et Suzette Vincent et famille; Dudley, Armide, et Margareth Vincent et famille; Mme Maguy Philippe; Harry et Myrtha Vincent et famille; son filleul Sergio Deeb et famille. Remerciements spéciaux aux Dr Bernard Nauet Dr Jacques Geneus. Aux familles Vincent, Philippe, Mercier, Vulcain, Brezault, Bouchereau, Supplice, Titus, Dessources, St Aubain, Laforest, Bourdeau, St Pierre, Léon, Manigat, Laurent, Bernard, Balu, Brigante, Deeb, Tabuteau, Germain, Paul, Dalencourt, Barff et à tous les autres parents et amis affectés par ce deuil. Les funérailles du Colonel Monod Philippe seront chantées le Samedi 17 Mars 2012 à 8h 30 du matin en l’Église St Pierre de Pétion Ville où la dépouille sera exposée dès 7h 30 am. L'inhumation aura lieu au Parc du Souvenir. | ||||
lundi 12 mars 2012
HOMMAGE D UN COMPAGNON DE ROUTE
ADIEU MONOD
« Le livre de la vie est un livre suprême
Que l’on ne peut ni fermer ni ouvrir à son choix
L’on voudrait revenir à la page que l’on aime
Et la page où l’on meurt est déjà sous ses doigts »
A. de Lamartine
Revenu des funérailles de ma tante à Ottawa, j’allume mon ordinateur pour apprendre avec amertume la nouvelle de la mort de mon frère de combat, ce compagnon de route, le Colonel Monod Philippe. Et je m’en veux de ne pas pouvoir lui rendre un dernier hommage en défilant devant ses restes, lui, qui a laissé son empreinte sur l’Histoire Haïtienne de ces cinquante dernières années en défendant son appartenance politique et en refusant de céder aux chants de sirène des bonimenteurs de foire.
Monod Philippe, ce séquoia géant d’Haïti est tombé, non les armes à la main en plein soleil de midi, mais sur un lit d’hôpital. Et le sage a quitté la vie avec autant de décence qu’il se retire d’un festin. Mais ce qu’on n’oubliera jamais, ce sont la solidarité de classe de l’homme, les largesses de ce militaire nettement différent des autres et le nationalisme convaincant du citoyen prêt à faire le coup de feu quand la Patrie est en danger. Aujourd’hui, que sa mort a racheté ses fautes terrestres, qu’il a rejoint le Nirvana des militaires qui ont le courage d’aller jusqu’au bout de leurs idées, les Maxime Antoine, Grégoire Figaro, Claude Raymond, Aurel Frédéric, Henri Max Mayard, Georges Valcin, Isidore Pognon, Gambetta Hyppolite, Dumarsais Romulus, Eric B. Lamour, Albert Pierre, Paul Rosny Casimir, Sergent Ravix, et tous les autres anonymes tombés pour une Haïti plus juste et plus humaine, que reste-t-il de cette phalange d’hommes qui, hier encore, faisait la fierté de notre armée ? Rien que des fossiles et des scories.
Alors, faudra-t-on penser à remonter le cours de l’histoire, à scruter ses profondeurs et rectifier les erreurs de ceux qui prétendaient jeûner, prier, veiller pour que vînt le 7 Février 86 afin de mieux créer des affluents capables de fertiliser le sol de la Patrie meurtrie, avilie. Mais tant qu’on ne nous aura pas proposé quelque chose de mieux pour la fierté et la sécurité réelle de cette Nation que nous aimons tous, malheureusement à notre façon, au sous-produit dégradé de cette Armée, nous serons obligés d’opposer la cuvée raffinée des disparus capable de nous enivrer pour nous faire oublier ces parenthèses d’histoire indignes d’un peuple qui a fait 1804.
Monod Philippe, dont l’amitié, la sincérité allaient à tous ceux qui les méritaient, fussent-ils les plus humbles de nos compatriotes, après avoir payé très cher sa convivialité native, sa solidarité spécifique envers sa famille politique est parti compter les étoiles du Ciel pour s’en revenir après. Rejoignant avec sérénité la maison du Père, lui, qui n’a jamais été au banquet des fauves pour partager les dépouilles de l’Héritage sacré, n’aura pas le privilège de voir la Nation se débarrasser des déchets toxiques qui ont l’absurde don de renvoyer l’Être au Néant . Je remercie le destin de m’avoir mis un jour en présence d’un tel Être qui à certains points de vue me rappelait trop mon père. Un être rectiligne, hospitalier, généreux, sociable et hautement moral. Pour sa famille, sa communauté, son ethnie et sa race, il reste un Météore embrassant les vertus morales de son patelin et de sa génération.
Pars en paix, Monod, et dis-toi que ces propos ne sont guère un hommage tardif à un être de chair racheté par la mort mais plutôt un cri d’indignation d’un haïtien authentique, d’un ami, d’un frère qui, avec tant d’autres compatriotes, impuissant, te regarde partir sans les honneurs dus à ton rang. L’Histoire, vieux frère, dans un avenir pas trop lointain se chargera d’interpeller ces vendeurs de chimères, ces militaires à la manque, ces saboteurs de destins et ces démolisseurs de Patrie. Tout en partageant la profonde tristesse affligeant la famille de cet originaire de la Grand-Anse qui, toute une vie durant, avait placé son mot dans la sébile de l’Histoire Nationale, je présente mes sincères condoléances.
Miami, le 12 Mars 2012, 4 :17 AM
Dr Jean L. Théagène
Président de L’Union Nationale
Des Démocrates Haïtiens
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